Angelo Poretti Bock Rossa

AmbréeDoppelbockItalieFiltréeIndustrielleVegan
7 % vol | Bouteille verre 33 cl | Prix constaté : 4,52€/L | Grande surface
Publié le 20/03/2018, par Mathieu

Angelo Poretti Bock Rossa

Le problème quand on prétend goûter à un maximum de bières différentes pour ensuite donner son petit avis dessus en espérant être lu, c’est qu’on finit par s’oublier. Le passage devant l’étal, bien qu’il soit toujours un moment de curiosité et de découverte, devient un grand instant d’abnégation. On fait fi de ses goûts personnels, de ses accointances avec les stouts ou les IPA, et on teste un peu tout ce qui nous tombe sous la main. Avec plus ou moins de bonheur.


Avec l’afflux toujours croissant des bières artisanales et des micro-brasseries locales sur les étals des supermarchés, les grands groupes ont dû réagir pour préserver leurs parts de marché. Et puisqu’il n’était pas question de se mettre à faire de la bonne bière, faut pas déconner non plus, plusieurs techniques sont apparues. Chez AB InBev, on a tenté de bricoler une Leffe moins dégueu que d’ordinaire et de pimper un peu le packaging pour en faire une bière premium. Du côté de chez Heineken, on a été voir au fond du portefeuille du groupe quelle petite brasserie pourrait occuper les rayons artisanaux avec Mort Subite. Chez Carlsberg par contre, on s’est dit qu’on allait plutôt jouer la carte de « l’exotisme ».


Pour cela rien de plus simple : On prend une bière du groupe, présente sur un marché national, pour la proposer sur un autre marché où elle est quasi-inconnue. C’est ainsi que les bières Angelo Poretti sont récemment apparues dans les rayons de certaines grandes surfaces, sagement alignées aux côtés des bières du cru et des brasseries belges “premium”.

Pour Carlsberg c’est tout benef : les Angelo Poretti occupent une partie des rayonnages habituellement dédiés à la nouvelle concurrence et leurs prix inférieurs attirent les curieux et les amateurs peu fortunés. Un moyen comme un autre de sauvegarder sa part du gâteau à l’heure où les ventes de bières dites “craft” ne cessent d’augmenter, au détriment des brasseurs industriels.


De retour en Italie après de nombreuses années passées en Autriche, en Allemagne est en Bohème où il fit fortune dans le chemin de fer, Angelo Poretti fonde en 1877 dans la province de Varèse la brasserie qui portera son nom. Dans ses bagages, il ramène avec lui le maître brasseur Emanuel Anger ainsi que les techniques de brassages alors en vigueur en Europe de l’Est. Un plus tard la production débuta avec une pilsner typiquement tchèque, utilisant notamment des houblons importés. La brasserie traversera tant bien que mal les décennies avec le décès de son fondateur en 1901 et l’arrêt de la production suite à la Grande Dépression de 1929. Elle reprendra dix ans plus tard avec le rachat de la brasserie par la famille Bassetti.
C’est en 1975 que le groupe Carlsberg pointa son nez et signa un contrat avec la brasserie Poretti prévoyant la production et la commercialisation des bières Carlsberg et Tuborg pour le marché italien. Finalement, le groupe rachètera peu à peu les part de la famille Bassetti, jusqu’à acquérir l’intégralité de la société en 2002.


L’Angelo Poretti Bock Rossa propose une robe ambrée et limpide tirant sur le roux, surmontée d’une fine mousse ivoire. Le nez est sans grande surprise porté sur le malt et le caramel. Le palais est relativement “corsé”, torréfié, avec des saveurs de céréales caramélisés et de café. Le tout est plutôt rond et fruité, avec de discrètes notes de raisins. D’après l’étiquette, il y aurait six houblons différents qui rentrerait dans la composition de cette recette. Entre nous, je les cherche encore. L’amertume est légère, bien qu’un peu plus prononcée dans une fin de bouche discrètement sèche, accompagnée d’une astringence sans grande volonté.

 




Verdict

L’Angelo Poretti Bock Rossa n’est pas une mauvaise bière en soi. Elle se laisse boire malgré ses 7° et propose un palais assez intéressant pour une bière ambrée industrielle. Mais entre un nez des plus quelconques, un manque de carbonatation et un léger arrière-goût métallique, on aura vite fait de l'oublier.

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